mercredi 3 avril 2013

Les poteries Pichon au musée d’Uzès, présentées par Jean-Paul Pichon



Fontaine, collection Pichon

Depuis deux siècles, la famille Pichon perpétue à Uzès l’art de la céramique artisanale. En 2008, Jean-Paul et Christophe Pichon ont accepté de prêter au musée d’Uzès leur collection familiale, plus de 400 pièces réunies dans une salle qui émerveille les amoureux de la terre et du travail bien fait.

Toujours prêt à transmettre son expérience et son enthousiasme, Jean-Paul Pichon propose désormais des visites commentées de la salle Pichon du musée. Chaque samedi après-midi, venez rencontrer cet artisan passionné qui vous fera découvrir ses petits secrets d’atelier et ses anecdotes… Un beau partage de mémoire, à ne pas rater !

Visite commentée de la salle Pichon par Jean-Paul Pichon
Chaque samedi de 15h à 17h
Tarif : 1,50 €

Sur réservation (jusqu’au samedi matin) au 04 66 22 68 88

samedi 2 février 2013

Réouverture et nouvelles acquisitions


Vase, fabrique Pichon
Après la fermeture annuelle du mois de janvier, le musée Georges Borias rouvre ses portes avec une présentation un peu modifiée : en effet plusieurs œuvres sont prêtées à la médiathèque pour l’exposition « Vivre à Uzès au XVIIe siècle », du 1er février au 30 mars.
La réouverture est aussi l’occasion de présenter quelques-unes des dernières acquisitions du musée.
Les objets offerts par de généreux donateurs ou achetés par l’association des Amis du musée (épaulée par la Ville d’Uzès et par le Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées du Languedoc-Roussillon), contribuent à l’enrichissement du musée, en complétant les collections déjà existantes, dont ils reflètent la diversité : beaux-arts, arts décoratifs, histoire d’Uzès, fonds André Gide… tous racontent un peu de l’histoire de l’Uzège et de ceux qui y ont vécu, travaillé et créé.

Liste des objets présentés

-    Chaise à porteurs de la famille d’Amoreux, XVIIIe, achat des Amis du Musée avec l’aide de la ville
Chaise à porteurs, XVIIIe
d’Uzès et du FRAM Languedoc-Roussillon
-    Vase en forme d’amphore, par Paul Pichon, début XXe, achat des Amis du Musée
-    Bénitier, par François Pichon, XIXe, achat des Amis du Musée
-    Mesure à grains, XVIIIe, achat des Amis du Musée
-    Visite de la duchesse d’Angoulême au Pont du Gard, par Christophe Jusky, huile sur toile, 1823, achat des Amis du Musée
-    Les Nourritures terrestres, par André Gide, illustré par Louis Jou, 1927, achat des Amis du Musée
-    Autour des Nourritures terrestres, livre d’artiste par Edith Schmid, 2012, achat des Amis du Musée
-    Hache en pierre polie, Néolithique, don Geneviève Beney
-    Epingle en bronze, âge du Bronze final, don Marc Bordreuil
-    Deux portraits de l’amiral de Brueys, lithographies, XIXe, dons du Dr Gourdou
-    Plaque commémorative des soldats d’Uzès décédés en 1916, don du comité uzétien du Souvenir Français
Les Nourritures Terrestres
illustré par Louis Jou
-    Vue d’Avignon, par Armand Coussens, gravure, XXe, don famille Borias
-    Portrait d’André Gide, par B. Willem, XXe, don Thierry de Seguins
-    En auto, vers Marseille, livre d’artiste par Jean-Charles Legros d’après André Gide, don de l’artiste
-    Série de gravures, par Eva Demarelatrous, d’après Si le Grain ne meurt d’André Gide, don de l’artiste

Dans la salle Pichon sont également présentées des céramiques récemment mises en dépôt par Jean-Paul Pichon, révélant de nouvelles facettes du talent de cette dynastie de potiers d’Uzès.

mercredi 7 novembre 2012

La biennale SUDestampe 2012 au musée

Après une première participation en 2010, le musée d’Uzès a le plaisir de s’associer de nouveau à la biennale de l’estampe organisée par l’association SUDestampe dans divers lieux du Gard.
Jean-Charles Legros : En auto, vers Marseille
Impression de pneus, photo et emboîtage en zinc

C’est l’occasion pour le musée de mettre en valeur le riche fonds consacré à André Gide dans la ville d’origine de ses ancêtres. Créée en 1969 pour le centenaire de l’écrivain, la salle Gide est unique au monde. Elle rassemble des manuscrits et éditions de Gide, ainsi que des portraits et des objets personnels. L’estampe y est naturellement très présente, que ce soit dans les portraits de Gide ou dans les éditions illustrées de ses textes. Habituellement présentées par roulement, ces oeuvres seront exposées en majesté pendant la biennale.
Elles seront confrontées aux réalisations des artistes invités : Jean-Yves Boislève, Eva Demarelatrous, Jean-Charles Legros et Edith Schmid. Cette année, c’est le thème des « Voyages d’André Gide » qui a été retenu. Infatigable nomade, Gide a toute sa vie aimé circuler d’un pays à l’autre et ce goût se retrouve dans son œuvre, qu’il s’agisse de fictions ou de témoignages. Les artistes invités se sont inspirés du "Voyage au Congo", des "Nourritures terrestres", de "Si le Grain ne meurt" et du "Journal" d'André Gide.

Les voyages d’André Gide, du 6 novembre au 30 décembre 2012

Programme complet de la biennale sur le site SUDestampe.
Retrouvez la biennale de l'estampe dans l'émission Fréquence Musées du mois de décembre 2012, sur la radio Fuze !

dimanche 28 octobre 2012

Exposition "Vivre en Uzège il y a 4000 ans"

Céramiques, culture de Fontbouisse,
fouilles Archéa à La Capelle
Depuis une vingtaine d’années, des fouilles menées dans la région d’Uzès ont permis de trouver la trace des habitants d’il y a 4000 ans. Comment vivaient-ils au quotidien ? et quelles étaient les caractéristiques de leur culture, la culture de Fontbouisse (2800 à 2400 av. JC) ?

Nommée d’après le site du Gard qui a permis de la caractériser, la culture de Fontbouisse est une forme de civilisation spécifique au Languedoc, dans la lignée de la « révolution du Néolithique », initiée à partir du 6e millénaire avant notre ère (développement de l’élevage et de l’agriculture, sédentarisation). Ses représentants s’installent dans les garrigues, dans des enclos de pierre sèche englobant habitations et troupeaux. Ils maîtrisent divers artisanats : tissage, vannerie, céramique. Ils réalisent aussi les premiers essais de métallurgie du cuivre.

La culture de Fontbouisse est particulièrement bien représentée en Uzège. Les fouilles menées sous le contrôle du Service Régional de l’Archéologie durant les années 1980-90 par l’association Histoire et Civilisation de l’Uzège, et actuellement par l’association Archéa, permettent de proposer une présentation de la culture matérielle de cette période.
Faisant un clin d’œil aux magazines d’architecture et de décoration, l’exposition mettra en vedette une « maison-témoin » préhistorique fouillée par Archéa à La Capelle et Masmolène, avec les nombreuses céramiques qui en proviennent, dont un étonnant fourneau.

L’exposition sera aussi l’occasion d’un hommage à Albert Ratz, animateur de l’association Histoire et Civilisation de l’Uzège, décédé en 2010.

Exposition « Vivre en Uzège il y a 4000 ans »
Du 12 septembre au 30  décembre 2012

Visites guidées gratuites pour les scolaires, sur réservation. Livret-découverte disponible, adapté aux élèves de primaire.
 
Retrouvez l’exposition dans l’émission « Fréquence Musées » du mois d’octobre, sur Fréquence Uzège (www.frequenceuzege.com)

dimanche 9 septembre 2012

Journées du Patrimoine 2012


15 et 16 septembre 2012

 Cette année le thème des Journées Européennes du Patrimoine est « Le patrimoine caché »… il ne tient qu’à vous de le découvrir au musée d’Uzès !

Armoire d'Uzès, XVIIIe siècle
L’entrée du musée sera gratuite pendant ces deux jours de 15h à 18h, avec les animations suivantes :

-         visite guidée gratuite par la conservatrice : «Secrets de meubles».
Pour découvrir ce qui se cache dans les meubles du musée : armoires d’Uzès, coffres du XVIIe siècle et malle d’André Gide !
Samedi 15 et dimanche 16 septembre, à 15h30.

-         visite guidée gratuite par la conservatrice : «Il était une faim».
Que mangeaient nos ancêtres ? Découverte de la cuisine du Néolithique à travers l’exposition « Vivre en Uzège il y a 4000 ans ».
Samedi 15 et dimanche 16 septembre, à 17h00.


Bannière des maçons, soie peinte

La Fadaise, un air oublié à redécouvrir

A l'occasion des Journées du Patrimoine, l’Ecole municipale de musique d’Uzès interprétera « La Fadaise », la chanson des maçons uzétiens. En lien avec ce concert, la bannière de la corporation des maçons sera présentée au musée.
Concert de l’EMMU : dimanche 16 septembre, de 15h30 à 17h, dans la cour de l’Hôtel de Ville. Gratuit.

mercredi 22 août 2012

Restauration de cinq tableaux



Edmond Allouard, Bouquet de pivoines, après restauration
Avant restauration















Grâce à l’aide de la Ville d’Uzès et de la DRAC Languedoc-Roussillon, une politique de restauration des œuvres du musée a pu être mise en place depuis une dizaine d’années. Sont concernées les œuvres en danger (dégradation à stopper d’urgence) mais aussi celles qui sont moins menacées mais ne sont pas présentables en l’état. Six œuvres ont ainsi pu être traitées :

  • En 2004 : tableau de José Belon,  « Soir d’été sur le boulevard Montparnasse » (1890).
  • En 2008 : tableaux de Marcelle Rondenay, « Le jour de la grève, pont du Rialto, Venise » (1904), et d’Henri Rousseau, « Intérieur d’église » (1906).
  • En 2009 : sculptures de Jean-Antonin Carlès, « Bacchus » (1903), et de Henri Allouard, « Carmen »(1890).
  • En 2011 : dessin de Xavier Sigalon, « Portrait de Jules Alcibiade Baguet » (vers 1814).

Cette année, cinq nouveaux tableaux viennent d’être restaurés. L’opération était initialement prévue pour 2010, date à laquelle les œuvres devaient figurer dans l’exposition « 100 ans, le bel âge » marquant le centenaire du musée d’Uzès. En effet elles font partie du fonds initial constitué en 1910 par le fondateur du musée, le peintre José Belon (1861-1927).

Avec un peu de retard, voici donc le retour en beauté de ces tableaux :
  • Edmond Allouard : « Bouquet de pivoines » (sans date, avant 1910)
  • Paul Delance : « Paysage d’Oloron-Sainte-Marie » (1901)
  • Emile Quentin-Brin : « Etude de nu à la lumière » (vers 1906)
  • Henri Teissier : « Portrait du sculpteur Charles Drouet » (1894)
Le cinquième tableau, peint par Belon lui-même, est le portrait du premier conservateur du musée, le Dr Louis Bois (1915).

Paul Delance, paysage d'Oloron, après restauration
Avant restauration














Plusieurs des ces œuvres avaient souffert de l’humidité qui avait provoqué auréoles sur le revers de la toile et soulèvements de la couche picturale. Certaines avaient aussi reçu des chocs provoquant des déchirures. Toutes étaient ternies par un voile de crasse et leur vernis avait jauni, faussant les couleurs et les assombrissant.

Les restauratrices Armelle Demongeot-Ségura et Marina Weissmann ont réparé l’outrage des ans et les œuvres ont retrouvé un état plus proche de leur fraîcheur originelle. Deux d’entre elles sont actuellement exposées. On peut désormais apprécier la palette de verts acides et de mauves délicats du paysage de Delance, et l’éclat des fleurs d’Allouard, tout juste cueillies. Ces oeuvres bénéficient également de nouveaux encadrements, les cadres d’origine ayant disparu.

mardi 10 juillet 2012

Biennale de l'estampe 2012

Appel à participation

André Gide en voyage

Après une première participation à la biennale de 2010, le musée renouvelle l’expérience, en partenariat avec l’association SUDestampe. Les oeuvres sélectionnées, sur le thème des Voyages d’André Gide, seront exposées au musée du 6 novembre au 30 décembre 2012.

Les graveurs qui souhaitent participer à cet événement devront envoyer un dossier qui sera soumis à un jury. Les projets, accompagnés d’un petit texte, de visuels, d’un bref CV avec coordonnées complètes et d’une enveloppe affranchie pour leur restitution, doivent être envoyés au musée avant le 1er septembre 2012.
 Merci d’envoyer une copie de ce dossier par mail à contact@sudestampe.fr. En cas de réponse favorable, vous recevrez un courrier le plus rapidement possible. Pour participer à l’exposition, les graveurs sélectionnés devront s’acquitter de leur adhésion à l’association SUDestampe (15 euros).

Nous rappelons que l’utilisation des textes d’André Gide nécessite l’autorisation de ses ayant droits que nous solliciterons à la demande des artistes.

Pour toutes informations complémentaires, adressez un mail à contact@sudestampe.fr

André Gide voyageur
L’écrivain a visité de nombreux pays. En Europe, la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, mais aussi l’URSS.
Autour du bassin méditerranéen, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Liban, l’Egypte, la Turquie.
En Afrique, le Congo, le Tchad.

Quelques pistes de lecture
 Témoignages  : Journal, Amyntas, Si le grain ne meurt, Voyage au Congo et Le retour du Tchad, Retour de l’URSS.
 Fictions : Les nourritures terrestres, Le voyage d’Urien, L’Immoraliste, Les caves du Vatican.

Et pour vous mettre en appétit, quelques extraits :

« J’ai dit que je m’intéressais moins aux paysages… J’aurais voulu raconter pourtant les admirables forêts du Caucase, celle à l’entrée de la Kakhétie, celle des environs de Batoum, celle surtout de Bakouriani au-dessus de Borjom ; je n’en connaissais pas, je n’en imagine pas, de plus belles : aucun bois taillis n’y cache les fûts des grands arbres ; forêts coupées de clairières mystérieuses où le soir tombe avant la fin du jour, et l’on imagine le petit Poucet s’y perdant. » - Retour de l’URSS

« Nuit sur mer : – nous avons causé nos destinées. Nuit pure ; l’Orion vogue entre des îles ; – la lune éclaire des falaises ; – des récifs bleus se sont montrés : le veilleur les a signalés ; le veilleur a signalé des dauphins : ils jouaient au clair de lune ; près des récifs ils ont plongé pour ne plus reparaître ; les roches bleues luisent faiblement sous les flots. Des méduses illuminées montent s’épanouir à l’air nocturne, lentement de la mer profonde, fleurs des mers remuées par les flots. Les étoiles rêvent. Nous, penchés à l’avant du navire, près des cordages et sur les flots, tournant le dos aux équipages, aux compagnons, à tout ce qui se fait, nous regardons les flots, les constellations et les îles. » - Le voyage d’Urien

« Lafcadio redonna de la lumière. Le train longeait alors un talus, qu’on voyait à travers la vitre, éclairé par cette lumière de chaque compartiment projetée ; cela formait une suite de carrés clairs qui dansaient le long de la voie et se déformaient tour à tour selon chaque accident du terrain. On apercevait au milieu de l’un d’eux, danser l’ombre falote de Fleurissoire ; les autres carrés étaient vides.
- Qui le verrait ? pensait Lafcadio. Là, tout près de ma main, sous ma main, cette double fermeture, que je peux faire jouer aisément ; cette porte qui, cédant tout à coup, le laisserait crouler en avant ; une petite poussée suffirait ; il tomberait dans la nuit comme une masse ; même on n’entendrait pas un cri… Et demain, en route pour les îles !… Qui le saurait ? » - Les caves du Vatican