Le musée sur Radio Fuze



Retrouvez le musée d'Uzès dans l'émission "Fréquence Musées", tous les mois sur Fuze  !
Et découvrez chaque mois un objet insolite des collections du musée.
Chaque émission est diffusée le premier  lundi du mois, de 9h15 à 9h45, et peut aussi être réécoutée sur ce site. 
Vous pouvez également découvrir l'objet du mois en visite guidée au musée !







L’objet du mois de septembre 2026 : photographies du GMR Cévennes à Uzès

Qu’est-ce que c’est ?
C’est un ensemble de 24 photographies en noir et blanc, représentant un bâtiment ancien, avec des vues extérieures et intérieures. Dans la cour devant le bâtiment sont garées des voitures et motos. A l’intérieur sont installés des bureaux, des salles d’instruction, des dortoirs, un réfectoire, des cuisines et des ateliers, ainsi que des magasins de matériel militaire (fusils, uniformes). 

Qu’est-ce que ça représente ?
Ces photos ont été prises dans l’ancien évêché d’Uzès. La ville fut le siège d’un évêché du 5e siècle à la Révolution. Les bâtiments médiévaux du quartier canonial furent détruits pendant les Guerres de Religion. La cathédrale fut reconstruite dans les années 1650, complétée par un véritable palais épiscopal. Construit de 1663 à 1678, l’évêché était organisé sur le modèle des hôtels particuliers parisiens : implanté entre cour et jardin, il possédait une entrée centrale surmontée d’un balcon. L’accès aux étages se faisait par un escalier monumental. Les appartements privés de l’évêque, au premier étage, étaient ornés de magnifiques cheminées en stuc et de plafonds peints. Ils communiquaient directement avec la tribune de la cathédrale.

De quand ça date ?
Après la Révolution et la suppression du diocèse d’Uzès, le bâtiment de l’évêché a connu différentes utilisations. Il a servi de prison pendant la Terreur puis on y a installé le Tribunal au rez-de-chaussée. Au 19e siècle le premier étage a accueilli les bureaux de la sous-préfecture, jusqu’à ce que celle-ci soit supprimée en 1926. Les étages sont restés inoccupés jusqu’à la Deuxième Guerre. C’est alors que le bâtiment accueille un Groupe Mobile de Réserve. Créés par le gouvernement de Vichy en 1941, les GMR sont une sorte de gendarmerie mobile, à la disposition des préfets pour assurer la protection civile et la sécurité publique. Dans les faits, cela consiste surtout à lutter contre les forces de la Résistance. Le GMR Cévennes est affecté à Uzès et installé dans l’ancien évêché en 1942. Il comptera jusqu’à 250 hommes.
Les photographies, prises vers 1942, montrent l’évêché bien mal en point avec sa façade aux fenêtres bouchées ou recoupées. La grande salle du premier étage est cloisonnée et transformée en salle d’instruction, ornée de fresques à la gloire du maréchal Pétain... Le confort est sommaire : dortoirs avec lits en fer, grand lavabo collectif. Les tables à tréteaux du réfectoire sont installées dans les anciens appartements de l’évêque, devant la belle cheminée rescapée du 17e siècle. Un soldat en faction occupe une guérite devant le portail. Dans la cour se dresse se dresse un mât portant le drapeau tricolore, qui voisine avec les installations sportives prévues pour l’entraînement (agrès, panier de basket-ball). Les anciennes écuries sont transformées en garage pour les voitures.
A la Libération, plusieurs membres des GMR seront condamnés par les commissions d’épuration, et les GMR seront dissous en 1945. Ils sont alors remplacés par les CRS : à Uzès, c’est la 162e Compagnie Républicaine de Sécurité qui occupera à son tour les locaux de l’évêché jusqu’en 1971. Le bâtiment est alors racheté par la commune d’Uzès qui y installe la bibliothèque municipale et le musée (ouvert en 1978), et construit une salle polyvalente à la place des anciennes écuries. Peu à peu le bâtiment, classé au titre des Monuments Historiques en 1981, retrouve un peu de sa superbe après des années d’abandon...
 

Comment est-ce arrivé au musée ?
Ces photographies ont été achetées par les Amis du musée d’Uzès à un collectionneur privé en 2010.


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L’objet du mois de juillet 2026 : calebasses gravées 

A quoi ça ressemble ?

Il s’agit de deux cuvettes fabriquées à partir de calebasses. Elles portent un décor gravé et peint en noir, à base d’arcs de cercle délimitant des rosaces. 

Qui l’a fabriqué ?
Ces calebasses gravées sont des productions typiques de la zone de forêt amazonienne entre Nord du Brésil, Guyane, Suriname, Guyana et Sud du Venezuela, peuplée par les amérindiens Kali’na (autrefois appelés Galibi), d‘origine caraïbe.
Encore récemment, en 2002, la production de ces calebasses était toujours vivace en Guyane, dans le village de Camopi : des calebassiers plantés dans le village fournissaient des fruits dont la coque, ouverte en deux, était grattée et séchée. Ensuite les calebasses étaient peintes en noir avec un colorant végétal et décorées d’incisions au canif (travail le plus souvent fait par les hommes). C’est sans doute de la même façon qu’ont été fabriquées les calebasses du musée d’Uzès, avec l’aide d’un compas car les cercles sont parfaitement réguliers (on distingue bien les traces de pointe au centre).
 

A quoi ça servait ?
Les calebasses servaient de récipient (cuvette, plat), en complément de la céramique que maîtrisaient également les Kali’na. D’ailleurs les colorants et les motifs décoratifs utilisés étaient les mêmes pour les céramiques que pour les calebasses.
Les villageois de Camopi, en Guyane, fabriquaient des calebasses pour contenir une boisson alcoolisée, le cachiri, à base de manioc fermenté. Il en fallait de grandes quantités car ces calebasses étaient souvent cassées lors des fêtes où l’on consommait le cachiri. 

Comment est-ce arrivé au musée ?
Ces objets proviennent du château de la Tour à Saint-Chaptes, ils ont été donnés par le Marquis de Lordat en 1961 avec plusieurs autres objets faisant partie autrefois d’un cabinet de curiosités, probablement constitué par les anciens propriétaires du château entre 1764 et 1835, la famille Chabaud-Latour.
Les cabinets de curiosités sont les ancêtres des musées, ils ont été constitués à partir de la Renaissance, d’abord par la noblesse puis par des bourgeois cultivés. A une époque où peu de gens voyageaient, ils permettaient d’évoquer les pays lointains grâce à des objets exotiques, achetés à des navigateurs ou parfois rapportés par le propriétaire lui-même. On collectionnait aussi bien les curiosités naturelles (œufs d’autruches, crocodiles empaillés, branches de corail, etc.), que les créations humaines (statuettes, armes, outils) provenant des territoires explorés par les Européens en Afrique, en Amérique et en Océanie.
La Guyane fait partie de ces territoires disputés âprement par des Européens rêvant d’Eldorado. Après l’expédition de Christophe Colomb en 1492, les Espagnols règnent sur une grande partie de l’Amérique du Sud et le Portugal sur le Brésil, mais d’autres pays tentent leur chance. Au cours du XVIIe siècle, Hollandais, Anglais et Français se disputent les territoires amazoniens. La France finit par coloniser la Guyane, comme aux Antilles on y développe des plantations en faisant venir des esclaves africains. Pendant la Révolution, la Guyane devient un lieu de déportation pour les opposants politiques. Dans la première moitié du XIXe siècle les plantations prospèrent, mais l’esclavage est aboli en 1848. La Guyane retrouve alors sa vocation pénitentiaire avec la création de bagnes qui fonctionneront jusqu’en 1946. Depuis 1946, la Guyane est un département d’Outre-Mer. Des Kali’na y vivent toujours mais fuyant l’avancée des colons au cours du XIXe siècle, ils ont quitté le rivage et se sont installés à l’intérieur des terres, dans la forêt. 

De quand ça date ?
Il est difficile de dater ce genre d’objets mais on peut les comparer avec des calebasses semblables ramenées en France dès le XVIIIe siècle, aujourd’hui conservées au Musée du Quai Branly. Il ne serait donc pas impossible que les calebasses aient été fabriquées et collectées à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle, ce qui correspond à la période où la famille Chabaud-Latour vivait à Saint-Chaptes et où de nombreux Français exploitaient des plantations en Guyane. Des membres de la famille Chabaud-Latour ont pu aller en Guyane ou entrer en contact avec des colons ou des marins grâce auxquels ils ont pu se procurer ces objets.

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L’objet du mois de juin 2026 : Bâtons de procession de la corporation des maçons d’Uzès 

A quoi ça ressemble ?

Ce sont deux bâtons en bois, mesurant environ 2m de haut. Ils se terminent au sommet par une partie plate, en forme de losange, avec un décor peint : on voit d’un côté un homme portant une auréole autour de la tête, vêtu d’un tissu drapé, les bras étendus, sur un fond bleu. De l’autre côté on reconnaît divers outils également sur fond bleu.

Qu’est-ce que ça représente ?
Le personnage sur fond bleu représente l’Ascension du Christ : quarante jours après sa mort sur la croix, Jésus-Christ ressuscité apparaît une dernière fois à ses disciples à Jérusalem avant de monter au ciel. L’auréole symbolise le rayonnement de celui qui n’est déjà plus un homme au sens terrestre.
De l’autre côté, les outils représentés sont ceux des maçons et tailleurs de pierre : un mètre pliant, une équerre métallique et un compas. 

A quoi ça servait ?
Ces bâtons étaient utilisés lors de processions par la corporation des maçons d’Uzès. Du Moyen-Age à la Révolution, les professions étaient organisées en corporations. Pour exercer une profession, en particulier dans l’artisanat, il fallait avoir suivi un apprentissage auprès d’un membre de la corporation (sanctionné par une épreuve pratique finale, la réalisation d’un « chef-d’œuvre ») et avoir été reçu dans cette corporation. Les corporations avaient à la fois un rôle de formation professionnelle, de syndicat défendant les intérêts de la profession, de « conseil de l’Ordre » (contrôle du respect des règles) et de mutuelle qui venait en aide aux membres malades ou à leur famille en cas de décès.
Il ne faut pas confondre ces corporations professionnelles avec des sociétés comme la franc-maçonnerie, qui apparaît en Europe à partir du XVIIe siècle et dont les adhérents n’étaient pas des artisans maçons mais des bourgeois et aristocrates en quête de philosophie... ou de réseaux d’influence. Ce n’est que vers 1775 que les francs-maçons ont commencé à utiliser comme symboles les outils des bâtisseurs (équerre, compas, masse, truelle), souvent complétés par des symboles ésotériques (triangle, étoile, etc.).
La Révolution supprima le système des corporations, offrant la possibilité à chacun d’exercer le métier de son choix. Sous la Restauration, le rétablissement des corporations fut envisagé mais non réalisé, cependant à cette période réapparurent des associations professionnelles, sans réel pouvoir autre que le secours mutuel et souvent placées sous l’invocation d’un saint catholique. Ainsi Uzès se dota d’une société des Maçons, dont la fête avait lieu chaque année le jeudi de l’Ascension. Ce jour-là les maçons défilaient en grande cérémonie, avec une bannière (portant elle aussi l’image du Christ et les outils des maçons) et des bâtons de procession, le tout en musique. Ils assistaient à une messe à la cathédrale, lors de laquelle étaient bénies des fougasses qu’ils allaient ensuite distribuer dans toute la ville, au son de leur hymne, une chanson appelée la Fadaise, peut-être à cause de ses paroles : « zim boum boum, la Fadaise durera toujours, toute la nuit et tout le jour, les maçons sont simples, ils le seront toujours »...
La société des Maçons d’Uzès était encore active au début du XXe siècle : elle défilait encore en mai 1914. Cette coutume semble avoir disparu après la Première Guerre Mondiale, les sociétés étant peu à peu remplacées par les syndicats et les mutuelles que nous connaissons aujourd’hui. 

De quand ça date ?
Le style et le contexte historique font supposer une fabrication dans le premier tiers du XIXe siècle, sous la Restauration. Le musée conserve également la bannière de la corporation des Maçons et celle des Charpentiers. Celle des Maçons ne porte pas de date mais celle des Charpentiers est datée de 1827. Les bâtons ont sans doute été fabriqués à la même époque.

Comment est-ce arrivé au musée ?
Ces bâtons ont été donnés en 1946 par M. Arraud, menuisier à Uzès. Ils ont ainsi rejoint les bannières mentionnées plus haut, arrivées à une date inconnue au musée et qui ne sont pas exposées en raison de leur fragilité et de leur mauvais état.

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L’objet du mois de mai 2026 : Portrait de Mgr Grillet par José Belon


 

A quoi ça ressemble ?
C’est un tableau représentant un homme à mi-corps. Il est assis devant une table, une plume à la main, un papier devant lui. Il porte un vêtement long de couleur violette, avec une petite cape et une croix en pendentif. Il est coiffé d’une calotte. Derrière lui, un rideau à demi relevé dévoile un paysage urbain avec un édifice flanqué d’une haute tour ronde. En bas du tableau figure un blason.

Qui l’a fait et de quand ça date ?
Le tableau est signé et daté en bas à droite : « José Belon / Uzès 1911 ». Belon (1861-1927), né à Alès, avait fait carrière comme peintre et illustrateur à Paris mais restait très attaché au Gard et en particulier à Uzès où il avait de la famille. C’est à Uzès qu’il avait voulu créer un musée de peinture et de sculpture, constitué de dons de ses amis artistes et accueilli à l’étage de l’Hôtel de Ville ; c’est l’ancêtre du musée actuel.

Qui est-ce que ça représente ?
Le costume et le paysage nous donnent quelques indices : il s’agit visiblement d’un dignitaire ecclésiastique, puisqu’il porte une mozette (la petite cape) et plus précisément d’un évêque, d’après la couleur violette. On reconnaît en arrière-plan une vue de la cathédrale Saint-Théodorit d’Uzès avec son clocher, la tour Fenestrelle – la façade n’est pas celle que l’on peut voir aujourd’hui (façade néo-romane ajoutée en 1874), mais l’ancienne façade datant du XVIIe siècle.
Le blason permet d’identifier précisément ce personnage : sur un fond bleu coupé par une bande blanche horizontale, il comprend en haut un insecte jaune et en bas une étoile jaune, « d'azur à la fasce d'argent, un grillon d'or passant, en chef, et une étoile d'or en pointe ». Ce sont les armes de Nicolas de Grillet, ou Grillié (1591-1660), qui fut évêque d’Uzès de 1633 à sa mort. Ce personnage semble avoir été proche de la famille royale, il était le prédicateur de la reine Anne d’Autriche et prononça l’oraison funèbre de Louis XIII en 1643. Nommé évêque d’Uzès par Louis XIII en 1633, Nicolas de Grillet arrive dans un diocèse bien éprouvé par les guerres de Religion : églises, cathédrale et palais épiscopal sont en ruines, seule la tour Fenestrelle reste debout. L’évêque dirige la reconstruction de la cathédrale à partir de 1642 ; celle-ci ne sera rendue au culte qu’en 1660 par son successeur Mgr de Grignan (qui lance aussi la construction d’un nouveau palais épiscopal). Mgr de Grillet fait aussi appel à l’ordre des Génovéfains (ou moines de Ste Geneviève) pour reconstituer le chapitre de la cathédrale. C’est donc à lui qu’on doit l’arrivée à Uzès du chanoine Antoine Sconin (et indirectement le séjour à Uzès de Jean Racine, neveu du chanoine Sconin, en 1661-1662).
José Belon a voulu mettre l’accent sur le rôle de constructeur de Mgr de Grillet, en montrant la cathédrale telle qu’elle est rebâtie au XVIIe siècle. Pour le visage de l’évêque, il s’est fortement inspiré du portrait de Mgr de Grillet par Claude Mellan (1598-1688).
Peintre et dessinateur, Mellan est surtout renommé comme graveur. Virtuose dans le maniement du burin, il invente une nouvelle façon de graver. Avant lui, les graveurs au burin utilisaient des lignes croisées pour représenter les zones d’ombres des images, ce qui donnait à leurs gravure une allure assez rigide. Mellan joue de lignes courbes parallèles, suggérant le relief, plus ou moins espacées et plus ou moins épaisses pour moduler ombres et lumières. Son chef-d’œuvre est une Sainte Face composée d’une seule ligne en spirale, dont les variations d’épaisseur dessinent le visage du Christ avec un réalisme saisissant. Mellan a réalisé de nombreux portraits de personnalités de son temps, dont celui de Nicolas de Grillet, gravé à une date inconnue entre 1633 et 1660. Cette estampe a été réimprimée en lithographie par l’imprimerie Parguel à Nîmes (en activité à partir de 1875), José Belon pouvait donc facilement s’en procurer un exemplaire dans les années 1910.
Le style du tableau de Belon est un curieux mélange entre le réalisme du visage et de la représentation architecturale, l’héritage de la peinture baroque dans la mise en scène (avec la lourde draperie), et un traitement de la lumière par touches vibrantes de couleurs vives, influencé par l’Impressionnisme.

Comment est-ce arrivé au musée ?
Ce tableau était conservé dans les sacristies de l’ancienne cathédrale Saint-Théodorit. José Belon vivait à Paris mais venait souvent à Uzès, en particulier pour suivre l’ouverture en 1910 du musée dont il était le créateur. Il a lui-même offert deux de ses tableaux pour le musée (La Lutte d’hommes dans le Midi et le Portrait du Dr Louis Bois). Il est probable que Belon ait aussi fait don du portrait de Mgr de Grillet à la paroisse. En 1999, ce tableau a été mis en dépôt au musée, où il est plus visible que dans les sacristies fermées au public. De plus le musée étant installé depuis 1978 dans l’ancien évêché, la présence du portrait permet d’évoquer l’histoire du bâtiment et de sa reconstruction.


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L’objet du mois d’avril 2026 : Statuette du dieu Mars

A quoi ça ressemble ?
C’est une petite figurine en bronze représentant un homme portant une cuirasse, un casque à cimier et des bottes ou des protections de jambes. Il se tient une main appuyée sur la hanche, l’autre bras levé.

Qui ça représente ?
La cuirasse et le casque correspondent à l’armement utilisé dans l’Antiquité. Mais les simples soldats romains portaient une cuirasse faite de bandes horizontales articulées, alors que ce type de cuirasse représentant une musculature idéalisée était plutôt réservé aux généraux, aux empereurs ou aux divinités. Plus précisément, cette statuette est une représentation du dieu Mars, souvent représenté en cuirasse et casque, tenant dans sa main levée un bâton de commandement ou une lance, comme sur la statue monumentale de Mars Ultor (« Mars Vengeur ») dans le temple de Mars édifié à la fin du Ier siècle avant notre ère sur le forum d’Auguste à Rome.

A quoi ça servait ?
Mars était pour les Romains le dieu de la guerre, comme son équivalent Arès pour les Grecs. Après la conquête de la Gaule, Mars devient aussi une divinité très populaire auprès des Gaulois mais il prend alors une signification plus protectrice et moins agressive, favorisant la santé et les récoltes.
Ce type de petites statuettes en bronze était souvent utilisé comme ex-voto, objets offerts aux divinités qu’ils représentent et déposés dans des lieux de pèlerinage (temples ou sites naturels) afin d’obtenir leur protection. 

Comment est-ce arrivé au musée ?
Cet objet fait partie du legs d’Henry Bauquier (1873-1952). Journaliste et poète nîmois, Bauquier est le créateur du musée du Vieux Nîmes, ouvert en 1922, dont il assura la direction jusqu’à son décès en 1952. Georges Borias, qui prit la direction du musée d’Uzès à partir de 1945, était en contact régulier avec lui pour des avis scientifiques, des prêts et dépôts de collections, etc. Après le décès de Bauquier, une partie de ses collections personnelles fut léguée au musée d’Uzès : objets d’ethnographie locale, poteries, estampes, documents historiques et vestiges archéologiques de provenance locale, dont cette statuette qui aurait été découverte au quartier des Cabanes à Pouzilhac, non loin d’Uzès. La lance est une restitution moderne, rajoutée pour la lisibilité de l’œuvre.

De quand ça date ?
A première vue on pourrait dater cette statuette de l’Antiquité. Mais plusieurs chercheurs ont remarqué des statuettes identiques du dieu Mars dans les collections de musées de toute la France et constaté qu’elles sont assez différentes des autres statuettes antiques. La silhouette allongée, la posture déhanchée, la cuirasse prolongée par des lambrequins volant au vent, rappellent les représentations de personnages antiques dans l’art de la Renaissance. Dans le cas d’une de ces statuettes, conservée au musée de Carpentras, les analyses scientifiques confirment que l’alliage utilisé est moderne (alliage de cuivre et de zinc, contrairement aux bronzes antiques faits de cuivre et d’étain).
Dans les années 1960, l’historien de l’art Léon Pressouyre a identifié l’origine de ces statuettes : il s’agissait d’éléments de décors de pendulettes fabriquées au début du XVIIIe siècle. Or à cette époque le goût pour l’Antiquité était si fort chez les collectionneurs qu’il y avait une forte demande pour les petits bronzes antiques. Des marchands peu scrupuleux eurent donc l’idée de prélever ces statuettes sur des pendulettes récentes pour les vendre comme des originaux antiques… Pour leur donner plus d’authenticité, certains les enfouissaient même dans le sol pour mieux les redécouvrir dans des fouilles !


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L’objet du mois de mars 2026 : Portrait d’André Gide par André Bourdil

A quoi ça ressemble ?
C’est un tableau représentant un homme âgé, chauve, portant des lunettes et vêtu d’une veste blanche. Il est cadré en buste, en train de lire un livre et sa main droite est posée sur son front ; il se détache sur un fond gris neutre.

Qui l’a fait ?
Le tableau est signé en haut à droite « André BOURDIL ». Bourdil est né en 1911 à Pau. Il se forme à l’école nationale des Arts Décoratifs à Paris. Atteint par la tuberculose, il doit ensuite séjourner en sanatorium pendant cinq ans. En 1941, il obtient une bourse d’étude pour la Casa Velasquez à Madrid. C’est là qu’il fait la connaissance de sa future épouse, également pensionnaire de la Casa Velasquez, Marie-Louise Taos Amrouche, écrivaine et chanteuse d’origine kabyle. En 1942, ils s’installent à Tunis auprès des parents de Taos. De 1943 à 1945, Bourdil est pensionnaire de la Villa Abd El Tif à Alger. En 1945, il revient en France où il mène une carrière d’enseignant, tout en poursuivant son travail de peintre. Il développe un style très personnel et expressif, à la limite de l’abstraction, marqué par la spiritualité (notamment les œuvres inspirées par l’histoire des Cathares). Il décède en 1982 à Avignon. 

Qui est-ce que ça représente et de quand ça date ?
Le tableau est daté et localisé en haut à gauche : « Tunis 5-4-43 ». A cette époque, Bourdil, qui vient de s’installer à Tunis, fait la connaissance d’un écrivain qu’il admire : André Gide, qui vit à Tunis depuis 1942, fuyant le climat délétère de la France occupée. Gide avait fait scandale en assumant son homosexualité dans son récit autobiographique « Si le grain ne meurt », paru en 1926. En 1927, il avait publié « Le voyage au Congo », où il dénonçait les exactions sur la population indigène des colonies françaises d’Afrique équatoriale. Dans les années 1930, il s’était rapproché du Parti communiste. Tout cela ne pouvait que le rendre suspect aux yeux du régime de Vichy. Il choisit prudemment de se réfugier chez des amis en Tunisie, puis en Algérie, et ne rentre en France qu’en 1945.
C’est le frère de Taos et beau-frère de Bourdil, le poète Jean Amrouche, qui fait le lien entre eux ; il était déjà en contact épistolaire avec Gide depuis 1928. Gide et Bourdil se voient régulièrement pour des parties d’échecs. Le jeune peintre, bien qu’intimidé, ose demander à l’écrivain de poser pour lui. Dans un article publié dans la revue Arts des 18 mai et 1er juin 1951, Bourdil raconte la séance de pose : « Gide, à ma demande, s’était installé dans sa chambre, à sa table de travail. Il avait pris une pose qui lui était familière : la tête inclinée sur un livre, délicatement soutenue par sa main droite, le coude vigoureusement appuyé sur la table. Il lisait. On ne pouvait s’empêcher de penser à Zurbaran. Au premier plan, des livres, un paquet de tabac, une boîte d’allumettes. Dans une construction triangulaire, Gide s’inscrivait, en veste blanche, cette veste blanche aux larges revers, dont les mouvements de palmes suggéraient une arabesque, un faisceau de lignes de force qui devaient rythmer le tableau. ».
Si Bourdil évoque le peintre espagnol Francisco de Zurbaran, c’est sans doute à cause de cette fameuse veste blanche que porte Gide, et qui rappelle les robes de bure des moines dans les tableaux du Siècle d’Or. Lors de sa première séance de pose, Gide n’avait-il pas remarqué avec amusement : « J’ai l’air d’un évêque ! » ? Comparaison saugrenue au premier abord – mais Bourdil fut sensible à la « force de présence » émanant de son modèle : « Gide lisait. Il pensait. La pensée, selon sa qualité, confère à l’homme sa vraie noblesse ». Le peintre revint plus tard sur cette analogie, dans une lettre à Gide datée du 5 décembre 1944, évoquant ce tableau : « Des gens de toutes sortes l’ont vu dans mon atelier et certains ont médité… tous m’ont fait comprendre que la pensée profonde confère à tout visage un caractère de sainteté, et c’et pour moi un bonheur que ce portrait trouble certains de vos contradicteurs. » ce à quoi Gide répondit : « J’aime et admire votre portrait – le meilleur qu’on ait fait de moi, de beaucoup. Mon âme même l’habite, avec la vôtre, et j’en suis heureux. ».
La sérénité qui émane de ce tableau est d’autant plus remarquable que Bourdil dut l’achever précipitamment avant le départ de Gide pour Alger. Le 23 mai 1943, l’écrivain note dans son Journal : « Effroyable confusion mentale des veilles de départ. […] Ce matin, les Amrouche, les Flory […] se pressaient dans ma chambre, tandis que Bourdil, le beau-frère d’Amrouche, achevait en hâte mon portrait. Je cherche ce que je puis dire à chacun de plus aimable. Cependant, j’engage avec Amrouche, tout en posant encore pour Bourdil, une partie d’échecs où il triomphe de moi sans peine, car je n’ai plus la tête à moi. ».
Après le décès de Gide en 1951, Bourdil réalisera encore un dernier portrait de l’écrivain : un dessin de son visage, de profil, sur son lit de mort. Il écrit dans la revue Arts : « J’ai tenté de le dessiner comme peut-être il eût aimé être représenté une dernière fois : recueilli et, il faut bien le dire, noble. ». 

Comment est-ce arrivé au musée ?
Bourdil a légué ses œuvres à la Fondation Calvet en 1978, afin qu’elles soient conservées par le musée Calvet à Avignon. Ce portrait, d’abord prêté au musée d’Uzès à l’occasion de l’exposition « André Gide et ses peintres » en 1993, a été mis en dépôt par le musée Calvet depuis 1994.


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L’objet du mois de février 2026 : céramiques peintes par Henri Girardot

A quoi ça ressemble ?
C’est un service à café en céramique blanche, de forme octogonale avec des anses carrées et des bords soulignés de perlettes. Il porte un décor de fleurettes bleues et feuillages rouges et des points rouges et bleus sur les perlettes.

Qui l’a fabriqué ?
Les éléments du service portent une signature en rouge : HG, pour Henri Girardot. Girardot est né en 1878 à Grenoble dans un milieu aisé. Dès l’adolescence sa vocation artistique s’affirme, mais il est de santé fragile, souffrant d’une légère hémiplégie. Il peint des paysages dans le grand parc du domaine familial à Meylan. De 1906 à 1914, il expose dans des salons parisiens : Salon d’Automne, Salon des Indépendants, ainsi qu’à Grenoble, où le conservateur du musée, Andry-Farcy, l’encourage. En 1914 il épouse son infirmière Paulina Lindberg, d’origine suédoise. Pendant la guerre, il ouvre dans sa propriété une maison de convalescence qu’il finance entièrement, ce qui finit par le ruiner. Il vend la propriété en 1919. En 1921, il s’installe à Uzès, le climat étant favorable à la santé de son épouse (elle décède en 1928). Il continue à peindre, principalement des bouquets de fleurs en atelier, et se fait aussi décorateur en céramique, mais il gagne à peine sa vie. Les dettes s’accumulent : dans le Journal d’Uzès du 22 mai 1937 figure l’annonce légale d’une vente de meubles « à suite de saisie-exécution sur la tête de M. Henri Girardot, poterie d’art ». Veuf, malade, Girardot ne peut supporter cette épreuve ; il se suicide le 24 mai 1937. Il est enterré au cimetière protestant d’Uzès. Il a laissé à Uzès le souvenir d’un personnage affable, qui gardait une allure aristocratique même dans sa longue blouse blanche de travail. 

Comment c’est fait ?
Alors qu’il traverse une période de grand dénuement, Girardot se lance dans une production commerciale : il achète de la vaisselle de diverses provenances (poterie locale, faïence de Sarreguemines, porcelaine de Limoges) et l’orne de décors floraux peints à la main et recuits dans un four installé à son domicile. Dans la revue La Cigale Uzégeoise de mai 1929, un article de Georges Gourbeyre, intitulé « Poteries et potiers de l’Uzège », présente son travail : « Le maître, en longue blouse blanche, est assis devant une minuscule table ronde que d’un coup de pouce, il fait tourner sur une vis pour la commodité du travail. Un pot de mineur – c’est là-dedans qu’au pays noir on emporte le déjeuner – est posé sur le plateau de la petite table. Les pinceaux vont chercher la couleur dans les godets. Du bleu, du rouge et voici la fleurette qui s’épanouit. Une autre naît voisine et encore d’autres. Les arêtes sont soulignées d’un trait rouge. Le pot de mineur, le voilà travesti en moutardier pour tables élégantes. Il ne reste plus qu’à cuire à nouveau la faïence pour fixer les couleurs et Henri Girardot – c’est un artiste moderne – le fera lui-même dans un four à gaz aménagé dans ses locaux. »
Ici l’artiste a choisi un service à café en faïence de Sarreguemines, de couleur blanche : un modèle inspiré du style Louis XVI, suffisamment sobre et géométrique pour être encore au goût du jour des années « Art Déco », qu’il agrémente de fleurettes naïves aux couleurs vives.

De quand ça date ?
Girardot a réalisé ces décors sur céramique de 1928 à son décès en 1937. Le service porte la marque correspondant aux productions de Sarreguemines (Moselle) entre 1875 et 1900. L’artiste a peut-être utilisé un lot déjà ancien ou même d’occasion, moins cher à l’achat… 

Comment est-ce arrivé au musée ?
En 2022, ce service a été donné au musée avec tout un ensemble d’œuvres de Girardot, par François Charlon, spécialiste de cet artiste. Depuis les années 1990, M. Charlon s’est attaché à faire redécouvrir Girardot, organisant notamment des expositions en 1992 (musée Mainssieux, Voiron ; hôtel de ville, Uzès), et en 2012 (Clos des Capucins, Meylan). Ses recherches lui ont permis d’entrer en contact avec de nombreux collectionneurs, dont une famille d’Uzès qui avait conservé ce service acheté à Girardot lui-même, et qui en a fait don à M. Charlon.


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Réécoutez l'émission Fréquence Musées, février 2026

 

 




L’objet du mois de janvier 2026 : maquette de filature


A quoi ça ressemble ?
C’est mécanisme en bois comprenant quatre roues insérées sur une tige métallique dans une structure en bois à trois piétements et surmontées par une barre horizontale équipée de quatre sortes de crochets en fil de fer.

Comment est-ce arrivé au musée ?
Un article du Petit Méridional daté du 17/10/1912 nous apprend que cet objet a été donné en 1912 par M. Achille George, d’Uzès.

A quoi ça servait ?
Le Petit Méridional précise qu’il s’agit d’ « une très fidèle et très intéressante réduction du mécanisme d’une filature », c’est-à-dire d’un mécanisme utilisé pour filer la soie.
La production de soie a débuté en Uzège au XVIIe siècle, sous l’influence d’Olivier de Serres qui encourage la plantation de mûriers dans le Midi de la France pour développer l’élevage de vers à soie. Lorsque les vers s’apprêtent à muer, ils s’entourent d’un cocon à l’abri duquel ils se transformeront en chrysalides avant de sortir une fois devenus papillons. Les cocons récoltés avant cette dernière transformation fournissent la matière première : un long et fin fil de soie qu’il faut dévider et réunir à d’autres pour les torsader, obtenant ainsi un fil assez résistant pour supporter le tissage.
Pendant longtemps, cette étape est réalisée artisanalement par les fabricants textiles. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’apparaissent de véritables usines de filature. D’abord implantées le long des rivières pour utiliser la force du courant, elles bénéficient à partir de 1830 de machines à vapeur pour actionner les tours.
Les années 1830-1850 sont un véritable âge d’or de la soie en Uzège. 18 filatures sont actives à Uzès et emploient en tout plus de 800 personnes, dont 70% de femmes et une centaine d’enfants de 8 à 16 ans. La main-d’oeuvre féminine présente plusieurs avantages pour les industriels : elle est réputée plus minutieuse pour cette tâche délicate, et elle est payée moins cher ! Un homme gagne en moyenne 1,75 Fr par jour alors qu’une femme ne touche que 1,50 Fr ; quant aux enfants, leur salaire n’est que de 70 centimes par jour...
Le travail est pénible : il faut rester debout toute la journée de travail, avec les mains dans l’eau bouillante. En effet, pour dévider les cocons, on les plonge dans des bassines d’eau à 80°, qui dissout la colle naturelle retenant le fil de soie. Les fileuses doivent ensuite attraper les fils de soie des cocons, les réunir (de quatre à seize brins, selon la grosseur de fil souhaitée) et les insérer sur le tour, où les fils, guidés par des baguettes de verre, s’enroulent sur de grandes bobines appelées asples ou dévidoirs, actionnées par un mécanisme à vapeur. Ce travail exige une attention de tous les instants pour surveiller les cocons qui se finissent et les remplacer aussitôt, afin d’avoir un fil bien régulier. La discipline est stricte, il est interdit de parler, seuls les chants sont autorisés.
L’industrie de la soie décline dans la deuxième moitié du XIXe siècle, pour plusieurs raisons : maladie du vers à soie (pébrine), ouverture du canal de Suez qui facilite l’arrivée des soies d’Extrême-Orient, concurrence des nouvelles fibres artificielles. A la fin du XIXe siècle il ne reste plus que 5 filatures en activité à Uzès, puis 3 en 1909, qui ferment définitivement après la deuxième Guerre mondiale.

Qui l’a fait et de quand ça date ?
Toujours dans le Petit Méridional, on apprend que cette maquette a été « exécutée en bois et fer par M. Gabriel George », le père du donateur Achille George. Le recensement de la population d’Uzès en 1896 indique qu’Achille George, épicier, est également propriétaire d’une filature située place de la Tour du Roi. Cette filature avait été créée par son grand-père Louis George (1802-1869) : une liste de commerçants du canton d’Uzès, datée de 1852, mentionne déjà Louis George comme mécanicien et fileur de cocons, établi à Uzès depuis 1825. En 1852, Gabriel George apparaît dans les documents d’état-civil comme mécanicien à la même adresse : il travaille probablement avec son père à la filature. Mais plus tard il est indiqué comme épicier, profession ensuite exercée par son fils Achille. La filature George, reprise par M. Bonnet, fait partie des dernières filatures en activité à Uzès au XXe siècle.
Gabriel George a réalisé cet objet entre les années 1850 et son décès en 1867. Il a fidèlement reproduit la structure des machines de sa filature. On voit bien l’axe moteur en fer sur lequel sont placées quatre roues. Dans les filatures, c’est cet axe qui est mis en mouvement par une machine à vapeur. En tournant sur lui-même, il fait tourner les roues, qui à leur tour entraînent la rotation des bobines ou asples. Sur notre maquette un seul asple est présent, mais il faut en imaginer un entre chaque roue. Il faut aussi imaginer que ce mécanisme est placé derrière les bassines d’eau chaude où les fileuses dévident les cocons. A chaque bassine correspond un asple ; les fils passent par les « guide-fils », sortes de crochets en fil de fer, pour venir s’enrouler sur l’asple qui tourne. La barre qui porte les guide-fils est animée d’un mouvement latéral afin que les fils ne se superposent pas exactement sur l’asple, leur permettant de sécher au fur et à mesure.
Pourquoi Gabriel Georges a-t-il réalisé cet objet ? Difficile de le savoir. Ce genre de modèle réduit pouvait servir comme support d’apprentissage, comme modèle pour un projet d’installation d’usine, comme démonstration de savoir-faire technique, ou comme passe-temps pour un passionné de mécanique…





L’objet du mois de décembre 2025 : couverts en argent, 18e siècle




L’objet du mois de novembre 2025 : carreaux de pavement du XIVe siècle

  




L’objet du mois d’octobre 2025 : buste de Maria van Rysselberghe par Théo van Rysselberghe


 

L’objet du mois de septembre 2025 : estampe japonaise






L’objet du mois de mars 2025 : chenet zoomorphe, âge duFer



L’objet du mois de février 2025 : bannière de la Société des Agriculteurs d’Uzès



L’objet du mois de janvier 2025 : collection de coquillages

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L’objet du mois de décembre 2024 : photographie par UlysseDumas

 L’objet du mois de novembre 2024 : masque Wé, Côte-d’Ivoire 


L’objet du mois d'octobre  2024 : « Portrait de Mgr Bauÿn »  



L’objet du mois de septembre 2024 : « Bello Matinado »par Félix Charpentier





  

 

L’objet du mois de juin 2024 : « Pierre de picote » 

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L'objet du mois de mai 2024 : fontaine de table, fabrique Pichon 




 

L’objet du mois de décembre 2023 : "Les Portefaix", par Xavier Sigalon 

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L’objet du mois de novembre 2023 : couteaux de jet africains

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L’objet du mois d'octobre 2023 : statue-menhir du Bon Diablet

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L’objet du mois de septembre 2023 : portrait du Dr Bois, par José Belon

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L’objet du mois de juillet 2023 : disque de musique russe d'André Gide

 

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L’objet du mois de juin 2023 : armoire peinte de la famille Bros-Puechredon 

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L’objet du mois de mai 2023 : marmite en terre vernissée, Saint-Quentin  

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L’objet du mois d'avril 2023 : portrait de Catherine Gide, pastel par Simon Bussy  

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L’objet du mois de mars 2023 : tête de jeune garçon, sculpture par Ketzkarov

 

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L’objet du mois de février 2023 : buste du vice-amiral de Brueys

 

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L’objet du mois de décembre 2022 : canne d’André Gide



L’objet du mois de novembre 2022 : chapiteau roman




L’objet du mois d’octobre 2022 :
vue de l’église Saint-Etienne
  


L’objet du mois de septembre 2022 :
assiette en étain


L’objet du mois d’août 2022 :
trompe de chasse




L’objet du mois de juillet 2022 :
« Dindiki », d’André Gide

 Sommaire de l'émission


 
 
 

L’objet du mois de juin 2022 : deux pots de pharmacie




L'objet du mois de mai 2022 : noix de coco gravée

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L’objet du mois d'avril 2022 : la tasse du baron de Castille

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L’objet du mois de mars 2022 : « Jamais sans sa redingote », de Mireille Laborie






L’objet du mois de février 2022 :
médaille du Concours agricole d’Uzès

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L’objet du mois de janvier 2022 : buste de Jeanne Hatto, par Alexandre Zeitlin

 



L’objet du mois de décembre 2021 : Portrait de Janie Bussy, par Jean Vanden Eeckhoudt

 

L’objet du mois de novembre 2021 :
collier de chien de berger

 

L’objet du mois d’octobre 2021 : chaise à porteurs

 




L'objet du mois de septembre 2021 : cruche en étain

 
L'objet du mois d'août 2021 : valise à chapeaux




Radio Fuze a cessé d'émettre  entre 2019 et 2021, dans l'attente d'une fréquence définitive sur 107.5 FM.


L’objet du mois de mars 2019 : « Bouquet de roses » par Henri Girardot

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L’objet du mois de février 2019 : « Il n’est pas de rose... »par Alix Marquet

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L’objet du mois de janvier 2019 : stèle de Callimorphus

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L’objet du mois de décembre 2018 : armoire peinte

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L’objet du mois de novembre 2018 : cartes de « bureau typographique », 18e siècle

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L’objet du mois d’octobre 2018 : « Les Fonds de Saint-Clair », par Zoum Walter

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L’objet du mois de septembre 2018 : collection de coquillages

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L’objet du mois de juillet 2018 : « Quinze vues de La Roque », par Claude Verdier 

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L’objet du mois de juin 2018 : portrait  du général Sorbier

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L’objet du mois de mai 2018 : Jeu  des Faux-Monnayeurs

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L’objet du mois de février 2018 : sabre d'infanterie dit « briquet »

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L’objet du mois de janvier 2018 : planche d’impression sur étoffe



L’objet du mois de décembre 2017 : stèle funéraire de tonnelier

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L’objet du mois de novembre 2017 : Nature morte aux toupins, par Georges Borias

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L’objet du mois d’octobre 2017 : forme à papier
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L’objet du mois de septembre 2017 : Vue de la chapelle Saint-Geniès, par Jimmy Butler

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L’objet du mois d'août 2017 : « Danseuse assise », par Emile Gilioli

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L’objet du mois de juillet 2017 : « Jeune fille au bol », par Léon Delachaux

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L’objet du mois de juin 2017 : portrait du chanoine Sconin

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L’objet du mois de mai 2017 : "Le Voyage au Congo" d'André Gide

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L’objet du mois d'avril 2017 : métier à bas

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L’objet du mois de mars 2017 : chaise Sénoufo, Côte-d’Ivoire

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L’objet du mois de février 2017 : portrait de Théo van Rysselberghe, par Alexandre Charpentier

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L’objet du mois de janvier 2017 : bannière de la corporation des maçons d’Uzès

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L’objet du mois de décembre 2016 : cor en terre cuite, Néolithique final

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L’objet du mois de novembre 2016 : « Portrait de Firmin Abauzit », par Léon Alègre

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L’objet du mois d'octobre 2016 : paire d'armoires peintes, 18e siècle

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L’objet du mois de septembre 2016 : urne de vote, milieu du 19e siècle

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L’objet du mois d’août 2016 : stèle de Jupiter






L’objet du mois de juillet 2016 : bannière de la société Sainte-Cécile






L’objet du mois de juin 2016 : plaque de chancel, haut Moyen-Age
 




Emission spéciale « Journées Catherine Gide »


Les 23 et 24 avril ont eu lieu les troisièmes Journées Catherine Gide au Lavandou : deux jours de conférences et de rencontres autour d'André Gide. Fréquence Musées y était, et vous fait découvrir la personnalité hors du commun de l'amie de Gide, Maria Van Rysselberghe, surnommée la « Petite Dame », révélée par une exposition à l'Hôtel de Ville du Lavandou, à voir jusqu'au 30 mai 2016.

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L’objet du mois de mai 2016 : « Les Magnanarelles » par José Belon

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L’objet du mois d’avril 2016 : « Vue du Gardon », par Charles Gide

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L’objet du mois de mars 2016 : « Terrasse à Uzès », par Henri Brugnot

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L’objet du mois de février 2016 : « Le passage de la duchesse d’Angoulême au Pont du Gard », par Christophe Jusky

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L’objet du mois de janvier 2016 : grand bi, par Alfred Rousseau
  
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L’objet du mois de décembre 2015 : jeu« Ombro-cinéma », par Maurice Saussine

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L’objet du mois de novembre 2015 : balance monétaire 

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L’objet du mois d'octobre 2015 : « La Lutte d’hommes », par José Belon


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L’objet du mois de septembre 2015 : portrait de Théophile Gide

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L’objet du mois d’août 2015 : drapeau des Sapeurs-Pompiers d’Uzès

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L’objet du mois de juillet 2015 : cape à la polonaise

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L’objet du mois de juin 2015 : maquettes en liège de monuments antiques

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L'objet du mois de mai 2015 : chaise à porteurs de la famille d'Amoreux, 18e siècle

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L’objet du mois de mars 2015 : Plan de la chapelle Saint-Geniès d’Uzès, par Bègue

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L’objet du mois de février 2015 : cantine de fileuse

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L’objet du mois de janvier 2015 : ornements du cardinal Pacca






L’objet du mois de décembre 2014 : ensemble de vases décoratifs aux armes d’Uzès, fabrique Pichon

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L’objet du mois de novembre 2014 : « Flore Uzétienne » par Eugène Delorme

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L’objet du mois d'octobre 2014 : « Portrait d’homme » par Ferdinand Roybet

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L’objet du mois de septembre 2014 : « L’église Saint-Etienne à Uzès », par Fernand Siméon

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L’objet du mois d'août 2014 : « Le jour de la grève, pont du Rialto, Venise, 1904 » par Marcelle Rondenay
 
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L’objet du mois  de juillet 2014 : bague de "Poilu"

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L’objet du mois de juin 2014 : trésor monétaire du 15e siècle

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L’objet du mois de mai 2014 : Portrait de la duchesse d’Uzès, par Adolphe Weïsz






L’objet du mois d'avril 2014 : jeu de marelle médiéval

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 L’objet du mois de mars 2014 : brique de la fabrique Ducros à Saint-Quentin la Poterie
  
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L’objet du mois de février 2014 : « Carmen » par Henri Allouard
  
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L’objet du mois de janvier 2014 : bannière des cheminots catholiques d’Uzès

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L’objet du mois de décembre 2013 : pipe en terre « Jacob », fabrique Job Clerc

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L’objet du mois de novembre 2013 : « Etude de tête et de mains » par Melchior Doze

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L’objet du mois d'octobre 2013 : portrait tissé de Xavier Sigalon

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L’objet du mois de septembre 2013 : « Les Magnanarelles » par José Belon







Exceptionnellement, pas d'Objet du mois en août 2013

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L’objet du mois de juillet 2013 : défense de mammouth

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L’objet du mois de juin 2013 : calebasses gravées de Guyane

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L’objet du mois d’avril 2013 : coffre en fer du 17e siècle

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L’objet du mois de mars 2013 : « Les brodeuses de Pont-l’Abbé », par Berthe Bourgonnier-Claude

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L’objet du mois de février 2013 : chenet zoomorphe, âge du Fer

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L’objet du mois de janvier 2013 : « Bello Matinado » par Félix Charpentier

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L’objet du mois de décembre 2012 : malle d’André Gide au Congo

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L’objet du mois de novembre 2012 : carreaux de pavement du 14e siècle

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4 commentaires:

Joëlle C a dit…

Bonjour,
Il est noté dans votre notice que le duchesses d'Uzès avait un château à Bonnelles
Ce qui est exact...
Par contre Bonnelles se trove dans la région parisienne, dans l'actuel département des Yvelines et non en Bourgogne
Cordialement

Le Musée d'Uzès a dit…

Bonjour,

merci pour cette précision, j'ai corrigé le texte.

bien cordialement

La Conservatrice

Mumy a dit…

Bonjour,
Je ne sais pas s'il y a un rapport mais au sujet du tableau "Les brodeuses de Pont-l'Abbé", offert par la duchesse d'Uzès, née Mortemart, au musée, la famille de Mortemart possédait à l'époque où le tableau a été peint le château du Cosquer à Combrit, commune distante de quelques kilomètres de Pont-l'Abbé.
Bien cordialement,
Serge Duigou.

Le Musée d'Uzès a dit…

Bonjour,

merci pour l'information, c'était sûrement une motivation supplémentaire pour la duchesse dans le choix de cette oeuvre !

bien cordialement

La Conservatrice