mercredi 22 août 2012

Restauration de cinq tableaux



Edmond Allouard, Bouquet de pivoines, après restauration
Avant restauration















Grâce à l’aide de la Ville d’Uzès et de la DRAC Languedoc-Roussillon, une politique de restauration des œuvres du musée a pu être mise en place depuis une dizaine d’années. Sont concernées les œuvres en danger (dégradation à stopper d’urgence) mais aussi celles qui sont moins menacées mais ne sont pas présentables en l’état. Six œuvres ont ainsi pu être traitées :

  • En 2004 : tableau de José Belon,  « Soir d’été sur le boulevard Montparnasse » (1890).
  • En 2008 : tableaux de Marcelle Rondenay, « Le jour de la grève, pont du Rialto, Venise » (1904), et d’Henri Rousseau, « Intérieur d’église » (1906).
  • En 2009 : sculptures de Jean-Antonin Carlès, « Bacchus » (1903), et de Henri Allouard, « Carmen »(1890).
  • En 2011 : dessin de Xavier Sigalon, « Portrait de Jules Alcibiade Baguet » (vers 1814).

Cette année, cinq nouveaux tableaux viennent d’être restaurés. L’opération était initialement prévue pour 2010, date à laquelle les œuvres devaient figurer dans l’exposition « 100 ans, le bel âge » marquant le centenaire du musée d’Uzès. En effet elles font partie du fonds initial constitué en 1910 par le fondateur du musée, le peintre José Belon (1861-1927).

Avec un peu de retard, voici donc le retour en beauté de ces tableaux :
  • Edmond Allouard : « Bouquet de pivoines » (sans date, avant 1910)
  • Paul Delance : « Paysage d’Oloron-Sainte-Marie » (1901)
  • Emile Quentin-Brin : « Etude de nu à la lumière » (vers 1906)
  • Henri Teissier : « Portrait du sculpteur Charles Drouet » (1894)
Le cinquième tableau, peint par Belon lui-même, est le portrait du premier conservateur du musée, le Dr Louis Bois (1915).

Paul Delance, paysage d'Oloron, après restauration
Avant restauration














Plusieurs des ces œuvres avaient souffert de l’humidité qui avait provoqué auréoles sur le revers de la toile et soulèvements de la couche picturale. Certaines avaient aussi reçu des chocs provoquant des déchirures. Toutes étaient ternies par un voile de crasse et leur vernis avait jauni, faussant les couleurs et les assombrissant.

Les restauratrices Armelle Demongeot-Ségura et Marina Weissmann ont réparé l’outrage des ans et les œuvres ont retrouvé un état plus proche de leur fraîcheur originelle. Deux d’entre elles sont actuellement exposées. On peut désormais apprécier la palette de verts acides et de mauves délicats du paysage de Delance, et l’éclat des fleurs d’Allouard, tout juste cueillies. Ces oeuvres bénéficient également de nouveaux encadrements, les cadres d’origine ayant disparu.

mardi 10 juillet 2012

Biennale de l'estampe 2012

Appel à participation

André Gide en voyage

Après une première participation à la biennale de 2010, le musée renouvelle l’expérience, en partenariat avec l’association SUDestampe. Les oeuvres sélectionnées, sur le thème des Voyages d’André Gide, seront exposées au musée du 6 novembre au 30 décembre 2012.

Les graveurs qui souhaitent participer à cet événement devront envoyer un dossier qui sera soumis à un jury. Les projets, accompagnés d’un petit texte, de visuels, d’un bref CV avec coordonnées complètes et d’une enveloppe affranchie pour leur restitution, doivent être envoyés au musée avant le 1er septembre 2012.
 Merci d’envoyer une copie de ce dossier par mail à contact@sudestampe.fr. En cas de réponse favorable, vous recevrez un courrier le plus rapidement possible. Pour participer à l’exposition, les graveurs sélectionnés devront s’acquitter de leur adhésion à l’association SUDestampe (15 euros).

Nous rappelons que l’utilisation des textes d’André Gide nécessite l’autorisation de ses ayant droits que nous solliciterons à la demande des artistes.

Pour toutes informations complémentaires, adressez un mail à contact@sudestampe.fr

André Gide voyageur
L’écrivain a visité de nombreux pays. En Europe, la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, mais aussi l’URSS.
Autour du bassin méditerranéen, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Liban, l’Egypte, la Turquie.
En Afrique, le Congo, le Tchad.

Quelques pistes de lecture
 Témoignages  : Journal, Amyntas, Si le grain ne meurt, Voyage au Congo et Le retour du Tchad, Retour de l’URSS.
 Fictions : Les nourritures terrestres, Le voyage d’Urien, L’Immoraliste, Les caves du Vatican.

Et pour vous mettre en appétit, quelques extraits :

« J’ai dit que je m’intéressais moins aux paysages… J’aurais voulu raconter pourtant les admirables forêts du Caucase, celle à l’entrée de la Kakhétie, celle des environs de Batoum, celle surtout de Bakouriani au-dessus de Borjom ; je n’en connaissais pas, je n’en imagine pas, de plus belles : aucun bois taillis n’y cache les fûts des grands arbres ; forêts coupées de clairières mystérieuses où le soir tombe avant la fin du jour, et l’on imagine le petit Poucet s’y perdant. » - Retour de l’URSS

« Nuit sur mer : – nous avons causé nos destinées. Nuit pure ; l’Orion vogue entre des îles ; – la lune éclaire des falaises ; – des récifs bleus se sont montrés : le veilleur les a signalés ; le veilleur a signalé des dauphins : ils jouaient au clair de lune ; près des récifs ils ont plongé pour ne plus reparaître ; les roches bleues luisent faiblement sous les flots. Des méduses illuminées montent s’épanouir à l’air nocturne, lentement de la mer profonde, fleurs des mers remuées par les flots. Les étoiles rêvent. Nous, penchés à l’avant du navire, près des cordages et sur les flots, tournant le dos aux équipages, aux compagnons, à tout ce qui se fait, nous regardons les flots, les constellations et les îles. » - Le voyage d’Urien

« Lafcadio redonna de la lumière. Le train longeait alors un talus, qu’on voyait à travers la vitre, éclairé par cette lumière de chaque compartiment projetée ; cela formait une suite de carrés clairs qui dansaient le long de la voie et se déformaient tour à tour selon chaque accident du terrain. On apercevait au milieu de l’un d’eux, danser l’ombre falote de Fleurissoire ; les autres carrés étaient vides.
- Qui le verrait ? pensait Lafcadio. Là, tout près de ma main, sous ma main, cette double fermeture, que je peux faire jouer aisément ; cette porte qui, cédant tout à coup, le laisserait crouler en avant ; une petite poussée suffirait ; il tomberait dans la nuit comme une masse ; même on n’entendrait pas un cri… Et demain, en route pour les îles !… Qui le saurait ? » - Les caves du Vatican

samedi 30 juin 2012

Le musée partenaire du Carnet d'Aventures


Le musée Georges Borias s'associe à l'initiative de l'Office de Tourisme d'Uzès à destination des enfants, "Mon carnet d'aventures". Il s'agit d'un petit livret en trois langues (français, anglais et hollandais) comprenant plus de cinquante jeux et énigmes, qui  s'adresse à des enfants de 4 à 12 ans pour leur faire découvrir en s'amusant une douzaine de sites touristiques de l'Uzège, dont le musée.
Rébus, charades, mots croisés et énigmes sont au rendez-vous cet été pour une palpitante chasse aux trésors. Le livret est disponible gratuitement à l'Office de Tourisme et dans les sites partenaires, à partir du 1er juillet. Une fois rempli, il doit être retourné à l'Office de Tourisme où seront remises des récompenses.
La chasse est ouverte !

Et pour les enfants qui veulent explorer un peu plus le musée, le "Livret-Safari" propose un parcours ludique à la découverte des animaux dans les collections du musée (disponible gratuitement à l'accueil).

lundi 11 juin 2012

Des œuvres qui bougent


Un musée, ce n’est pas forcément une institution figée où les œuvres prennent doucement la poussière… Au musée d’Uzès, il y a du mouvement dans les collections !

Cinq tableaux viennent de partir en restauration :
-         Portrait du sculpteur Charles Drouet, par Henri Teissier
-         Bouquet de pivoines, par Edmond Allouard
-         Etude de nu, par Emile-Quentin Brin
-         Paysage, Oloron-Sainte-Marie, par Paul Delance
-         Portrait du Dr Bois, par José Belon
Il s’agit d’œuvres offertes par leurs auteurs pour la création du musée en 1910 (fondé par José Belon et dirigé par le Dr Bois, qui en fut le premier conservateur). Initialement prévue à l’occasion de la commémoration du centenaire du musée en 2010, l’opération de restauration a pris du retard mais se concrétise enfin. Elle a été confiée à l’atelier Arcad (Armelle Demongeot-Ségura et Marina Weissman).

Le portrait de Gide à côté de celui
de l'épouse de Maurice Denis
Cinq œuvres sont actuellement prêtées pour des expositions d’envergure.
Un carreau de faïence figure dans l’exposition « Montpellier, terre de faïence », au musée Fabre à Montpellier, jusqu’au 23 septembre.
Le musée est à l’honneur dans l’exposition « Théo van Rysselberghe, l’instant sublimé », au musée de Lodève jusqu’au 21 octobre, avec pas moins de quatre œuvres prêtées, dont trois sont des portraits d’André Gide par Van Rysselberghe (une huile sur toile de 1907, une lithographie de 1915, un buste en bronze des années 1910-20) et la dernière, un portrait de Van Rysselberghe gravé par Vuillard.
Des œuvres à redécouvrir dans un contexte prestigieux !

jeudi 24 mai 2012

Céramique des années 50

Pichet de Ketzkarov

En lien avec l’exposition actuellement présentée au musée de la Poterie méditerranéenne à Saint-Quentin la Poterie, « Esprit Vallauris, les potiers artistes des années 50 », le musée d’Uzès accueille trois pièces de la collection privée d’Arnaud Serpollet : un pichet de Jacques Blin, un vase de Roger Capron et une jatte signée Elchinger. 
Ces pièces voisinent avec les céramiques de Methody Ketzkarov, appartenant au musée. Né en Bulgarie, le sculpteur Ketzkarov s’installe à Uzès dans l’après-guerre, créant d’étonnantes céramiques où les effets d’empreintes se combinent à des couleurs vives (blanc, rouge, bleu dur) ou à des gammes de vert et brun.
Des créations à redécouvrir au musée jusqu’au 28 octobre 2012.

vendredi 13 avril 2012

Pass Musées 2012, découvrez le patrimoine de l'Uzège

L’office de tourisme d’Uzès, avec le soutien de la Communauté de communes de l’Uzège, propose cette saison un Pass permettant l’accès à plusieurs lieux patrimoniaux de l’Uzège : le musée Georges Borias et le Jardin médiéval à Uzès ainsi que le musée de la Poterie méditerranéenne à Saint-Quentin-la-Poterie.

Le Pass musées est valable de début avril à fin octobre 2012. Il est vendu sur les trois sites participants et à l’office de tourisme d’Uzès.
Son tarif est de 10 € pour les adultes et 6 € pour les enfants (de 12 à 17 ans inclus), comprenant l’entrée au musée d'Uzès, au Jardin médiéval (avec accès à la Tour du Roi), et au musée de la Poterie méditerranéenne.
Cette initiative devrait permettre de créer une synergie entre les trois sites, d’impulser une meilleure circulation des flux de visiteurs intéressés par l’offre de loisirs culturels sur le territoire et de proposer une offre promotionnelle intéressante pour les visiteurs.

lundi 5 mars 2012

5e Week-end Musées Télérama, 17 et 18 mars 2012


Carreau de faïence, Saint-Quentin, XIVe siècle
Pour la 5e année consécutive, le musée Georges Borias participe à l’opération « Week-end Musées » organisée par le magazine Télérama. Les 17 et 18 mars 2012, des dizaines de musées dans toute la France proposeront aux lecteurs de Télérama des animations et visites spéciales. Pour en bénéficier il suffit de présenter le Pass valable pour 4 personnes, distribué dans le numéro du 14 mars de Télérama.

Le musée d’Uzès propose à tous les porteurs de ce Pass l’entrée gratuite pendant ces deux jours et les animations suivantes :
  
-   visite guidée gratuite  : « Personnages célèbres d’Uzès ». Samedi 17 et dimanche 18 mars, à 15h30.
Découvrez les parcours étonnants de Moÿse Charas, pharmacien au XVIIe siècle, de José Belon, créateur du musée en 1910, ou de la duchesse d’Uzès, aristocrate et féministe…

-  visite guidée gratuite  : « L’Uzège, terre de potiers ». Samedi 17 et dimanche 18 mars, à 17h00.
Carrelages et toupins de Saint-Quentin, briques de Saint-Victor, terres mêlées de Pichon à Uzès : une longue histoire d’amour et de labeur entre les hommes et la terre.


Programme complet du Week-end Musées Télérama sur www.telerama.fr/musees