Du 30 septembre au 31 décembre 2026
Les filons
d’argile abondants en Uzège ont longtemps fourni une activité importante aux
potiers des villages autour d’Uzès. Mais l’essor industriel de la France du XIXe
siècle va donner une nouvelle destination à l’argile locale. L'industrie
métallurgique et chimique se développe dans tout le pays. Pour construire les
fours, les hauts-fourneaux, les cheminées, il faut des matériaux résistants aux
très hautes températures. L'argile de l’Uzège devient très recherchée pour ses
propriétés de résistance à la chaleur (jusqu'à 1750°) : elle est « réfractaire ».
L'extraction
des terres réfractaires de l'Uzège se développe tout au long du XIXe siècle.
Alors que les potiers, autrefois nombreux, finissent par disparaître, les
briqueteries deviennent le principal débouché des terres de l'Uzège au XXe
siècle.
Des
briqueteries sont créées dans les villages, au plus près des gisements. Trop
petites et artisanales, elles sont reprises par de grandes sociétés mais la
plupart ferment après la Deuxième Guerre. Seule l'usine d'Uzès survit jusqu'aux
années 2000.
Désormais abandonnées, beaucoup de ces briqueteries ont été démolies. Un passé pourtant assez récent risque de tomber dans l'oubli. Le musée d’Uzès mène déjà depuis plusieurs années une collecte des productions de ces usines. Cette exposition est une nouvelle contribution à la sauvegarde d’une mémoire industrielle.
Un catalogue est publié à l’occasion de l’exposition :
Terres d’industrie, les briqueteries de l’Uzège
Textes : Brigitte Chimier
36 p., prix de vente 6 €
En vente sur place au musée et par correspondance
Visite
guidée « Exposition + balade »
Découverte
de l’exposition du musée, suivie d’une balade à Saint-Quentin la Poterie pour
voir les vestiges des anciennes briqueteries. En partenariat avec l’Office
culturel de Saint-Quentin la Poterie.
Mercredi 18 novembre 2026, de 14h à 16h.
Tarif
8 €, réservation sur le site de l'Office du Tourisme

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